Le chauffage est géré de manière collective dans certains logements. Cette méthode de gestion implique une date de mise en service commune. Focus sur le chauffage collectif en 2019 !

## Qu’est-ce que le chauffage collectif ? Certaines copropriétés et immeubles disposent d’un chauffage collectif. Découvrez tout ce qui concerne le chauffage collectif avant de parler des évolutions en 2019.

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### Le principe Également appelé chauffage communautaire, le chauffage collectif est géré grâce à un système de chaufferie centralisé pour tous les occupants des habitations. Le principe est le suivant : l’ensemble des logements étant reliés en gaz chauffage collectif au gaz ou en électricité (chauffage collectif à l’électricité) est alimenté par les installations de chauffe. La chaleur est ensuite diffusée vers les radiateurs ou autres équipements comme les planchers chauffants ou les convecteurs. Bien que le chauffage collectif au gaz soit le plus utilisé, le chauffage collectif électrique s’est considérablement développé en 2019.

### Son mode de fonctionnement Il est essentiel de comprendre le mode de fonctionnement d’un chauffage collectif. En effet, les logements disposant de ce type de chauffage sont équipés d’une chaufferie qui est souvent installée en sous-sol dans les parties communes. Celle-ci est constituée d’un ou plusieurs équipements pouvant produire de la chaleur tels qu’une chaudière ou une pompe à chaleur. Quant à la distribution de la chaleur produite dans les foyers, elle peut être effectuée de différents moyens : * Un réseau de distribution bitube : l’eau est acheminée vers les radiateurs via un circuit de tuyauteries tandis que l’eau refroidie est ramenée vers la chaufferie via un autre circuit. * Un réseau de distribution monotube dans lequel tous les émetteurs sont reliés en série. Si le premier radiateur bénéficie d’une chaleur importante, le dernier ne reçoit pas la même chaleur. * Un chauffage individuel centralisé (CIC) où chaque habitation dispose de son propre réseau de distribution qui est lié à une colonne montante provenant de la chaufferie. Il est possible d’individualiser sa consommation grâce à ce système.

## Quels sont les avantages et les inconvénients du chauffage collectif ? Tout comme les autres types de chauffage, le chauffage collectif présente aussi bien des avantages que des inconvénients.

### Les points forts Le principal atout de ce type de chauffage est la mutualisation des coûts. Voici ses autres points forts : * Partage des frais d’investissement ; * Mutualisation des frais de maintenance et d’entretien ; * Gain de place à l’intérieur des logements puisque les équipements sont installés dans les parties communes ; * Des économies sur le prix du combustible ; * Absence de gestion à propos de l’investissement ou du fonctionnement.

### Les points négatifs Le manque de liberté constitue le principal inconvénient du chauffage collectif. Il est effectivement impossible de décider soi-même de la date de mise en route et de la date d’arrêt du chauffage. Le chauffage communautaire comporte ainsi un certain nombre de désagréments : * Pas de maîtrise de la consommation et des dépenses énergétiques ; * Pas de retour financier sur les efforts personnels en matière d’isolation ou d’écologie pour les habitations non équipées de compteurs individuels ; * Des risques d’inconfort thermique.

Contrairement au chauffage individuel, le chauffage collectif est peu flexible, mais pratique et simple.

## Chauffage collectif : les dates d’allumage et d’arrêt La date de mise en service du chauffage collectif reste toujours un sujet sensible. Si certains habitants souhaitent le mettre en route le plus tôt possible, d’autres soutiennent le retardement de son allumage par souci d’économie.

### Absence de période légale Aucune période légale n’est imposée par la loi quant aux dates de début et de fin du chauffage collectif. En effet, l’État a décidé de ne pas obliger les syndics à allumer le chauffage communautaire à une date précise étant donné la difficulté de prédire l'évolution des températures. En principe, la date de mise en service du chauffage tourne autour du 15 octobre pour un arrêt définitif vers le 15 avril. Via cet article, vous en saurez davantage sur la mise en marche du chauffage collectif. Bien que ces dates ne soient pas prévues par le règlement de copropriété, le conseil syndicat est en charge de déterminer une date qui sera stipulée dans le contrat passé avec le chauffagiste.

### La latitude du syndic Le syndic est tenu de prendre la décision concernant la date de mise en route du chauffage collectif. Ainsi, il a le pouvoir de la retarder au cas où il constate que les températures sont encore douces le 15 octobre. Il en est de même pour la date d’arrêt du chauffage collectif. Le syndic est libre de le couper avant le 15 avril s’il constate qu’il ne fait plus vraiment froid à partir du 1er avril. Ce libre arbitre est utile pour mieux maitriser les frais de chauffage collectif. Il est effectivement possible d’effectuer des économies d’énergie en choisissant les meilleures dates pour le chauffage collectif. Cela permet également de limiter les charges relatives au chauffage.

### Le chauffage collectif 2018-2019

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Comme chaque année, les dates de mise en route et d’arrêt du chauffage collectif restent les mêmes pour la saison 2018-2019. Ainsi, le chauffage collectif a été mis en service le 15 octobre 2018 pour être fermé le 15 avril prochain. Néanmoins, la relance ou l’interruption du chauffage peuvent être avancées ou retardées via une requête auprès du conseil syndical de la copropriété.

### Chauffage collectif : ce que dit la loi Dans les anciennes habitations disposant du chauffage collectif, la loi exige que la température de chauffage soit limitée à 19 °C. Selon cette loi destinée au chauffage collectif, il est donc interdit que le chauffage collectif d’un immeuble dépasse ce seuil. Toujours selon le Code de la construction et de l’habitation, le système de chauffage collectif doit permettre à tous les logements de profiter d’une température minimale de 18 °C au centre des pièces. En réalité, ce seuil n’est pas réellement respecté puisque les températures sont généralement plus élevées. En effet, dans les immeubles collectifs, il est difficile de garantir une chaleur uniforme.

## Les évolutions du chauffage collectif Très répandu en zone urbaine, le chauffage collectif a connu de nombreuses modifications ces dernières années. Sur cet article, vous découvrirez tous les changements concernant ce type de chauffage.

### La facture individuelle Depuis mars 2017 (suivant le décret n° 2016-710 du 30 mai 2016), tout logement bénéficiant du chauffage collectif est tenu de disposer d’une facture individuelle. Ce nouveau dispositif permettrait de mieux maitriser la consommation individuelle en modulant le chauffage. Une part fixe de 30 % est toutefois appliquée sur chaque facture en plus de la consommation des logements afin d’atténuer les différences entre ces derniers. Cette part constitue les frais communs de combustibles. À savoir que ces nouvelles mesures concernent tous les logements à usage d’habitation bénéficiant du chauffage collectif construits avant le 1er juin 2001.

### Des évolutions difficilement maîtrisées Le chauffage collectif a connu de nombreuses évolutions suite à ce décret issu de la loi sur la transition énergétique. Mis à part la facture individuelle, cette loi impose également l’installation d’un compteur individuel dans un chauffage collectif. Toutefois, ces règlementations ne sont pas toujours applicables. D’un point de vue technique, la mise en place de compteurs individuels n’est pas possible dans les logements anciens. En effet, les travaux à effectuer ne doivent pas générer trop de frais pour ne pas impacter sur la qualité de vie des ménages. De plus, les compteurs individuels doivent être installés avant le 31 décembre 2017 pour les immeubles dont leur consommation moyenne est comprise entre 120 et 150 kWh. Qu’en est-il de l’avenir du chauffage collectif ? Vous connaitrez la réponse en visionnant cette vidéo :